Un instant, s'il vous plaît

Hier matin, juste prendre le temps. J'arrange les quelques fleurs achetées sur le marché du dimanche, les éparpille dans plusieurs vases dans les deux pièces de l'appartement. J'en profite pour déblayer la table ovale de tout ce qui s'y accumule depuis les premiers jours de septembre : les preuves concrètes de tous ces projets qui, doucement, éclosent. Je m'assieds dans le mince rayon de soleil que laisse passer un nuage et je commence à me perdre dans cesItinéraires d'une cuisine contemporaine, une nouvelle revue éditée par Fulgurances qui, à peine sortie à Paris, était déjà entre mes mains ce samedi matin (Merci, toi). Pour agrémenter ma lecture, quelques morceaux de baguette ancienne et une confiture de tomates vertes et noix - une préparation exquise où la douceur du drôle de fruit enveloppe le croquant des cerneaux entiers -, reçue en échange des restes d'un brunch concocté dimanche matin (Merci, toi). Quinze minutes, si infimes et si précieuses, au creux d'un mardi et d'une semaine où je respire un peu.